René Bazin,
Revue des Deux Mondes
“ Cette rencontre, cette conversation, ces paysages, tout cela, c’était hier. Aujourd’hui, je suis à Burgos. Je traverse, en plein jour, cette ville aperçue vaguement sous la lune. Je marche dans lèvent qui crible les yeux de poussière fine, et met une neige grise aux frontons de toutes les portes. La voilà donc, la Castille, terre dure et illustre ! Je monte, pour en voir plus grand, au sommet des tours de la cathédrale. Étrange pays ! La ville, aux contours nets, et puis plus une maison, pas un groupe d’arbres, pas une haie : rien qu’un cercle de plaine nue, désolée et ardente. ”
