Antoine Laurent Apollinaire Fée

Élements biographiques

Portrait de Antoine Laurent Apollinaire Fée Antoine Laurent Apollinaire Fée Le darwinisme, ou Examen de la théorie relative à l'origine des espèces (1864)

Les animaux jouissent de tout sans rien voir et sans rien comprendre ; à l'homme le privilège exclusif de tout voir, sinon de tout comprendre. Ce n'est pas pour nous uniquement que le soleil éclaire la nature, que les étoiles brillent d'un si vif éclat dans les cieux, que les plantes revêtent mille formes, que les oiseaux et les insectes sont si richement habillés; mais, parmi les êtres sans nombre qui couvrent la terre, nous sommes du moins les seuls qui jouissions des harmonies de la nature, tandis que, pour tout le reste des animaux, la création est une œuvre morte.
Source : Gallica

Portrait de Antoine Laurent Apollinaire Fée Antoine Laurent Apollinaire Fée Études philosophiques sur l'instinct et l'intelligence des animaux (1853)

Néanmoins nous ne parvenons jamais à changer complètement les animaux : le boeuf garde toujours quelque chose de la brutalité de sa nature ; l'éléphant, s'il s'échappe, revient à la vie sauvage ; le chien se montre, quoique très-rarement, carnassier comme le loup, et le chat le mieux apprivoisé, nous rappelle de temps en temps l'étroite parenté qui l'unit au tigre. Le cheval lui-même, que la nature a fait, comme tous les êtres, pour vivre indépendant, s'irrite du frein qui arrête son essor, et ses hennissements sont un appel à la liberté.
Source : Gallica

Portrait de Antoine Laurent Apollinaire Fée Antoine Laurent Apollinaire Fée Le darwinisme, ou Examen de la théorie relative à l'origine des espèces (1864)

En donnant l'intelligence à l'homme, Dieu a voulu qu'il s'en servît, non pour gâter la nature, mais pour l'embellir. On admire un paysage alpestre, la vue d'un glacier, d'une cascade, d'une montagne aux sommets nuageux, mais on aime à contempler des champs soigneusement cultivés, la rivière qui coule doucement au milieu d'une riche campagne, les parterres émaillés de fleurs, le pampre d'une vigne étagée sur le coteau, le verger dont les arbres sont couverts de fruits, la forêt sillonnée de sentiers tracés par la main de l'homme.
Source : Gallica

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