Antoine Laurent Apollinaire Fée,
De la longévité humaine : lettre à M. Isidore Geoffroi-Saint-Hilaire sur l'adoption d'un règne humain…
(1862)
“ La création d'un règne humain peut satisfaire ma vanité, mais non ma raison. Considéré physiquement, l'homme est un animal, – le premier de tous, parce qu'il me semble le mieux équilibré, voilà tout – ; moralement parlant, il s'en éloigne, et chaque jour davantage, par la perfectibilité de sa nature, la grandeur de son intelligence, la sublimité de sa pensée. Ce que je refuse aux naturalistes, je l'accorde aux métaphysiciens ; et s'ils séparent l'homme des animaux par un abîme, je n'essayerai pas de le combler. ”
