Résumé

Portrait de Antoine Laurent Apollinaire Fée Antoine Laurent Apollinaire Fée De la longévité humaine : lettre à M. Isidore Geoffroi-Saint-Hilaire sur l'adoption d'un règne humain… (1862)

La création d'un règne humain peut satisfaire ma vanité, mais non ma raison. Considéré physiquement, l'homme est un animal, – le premier de tous, parce qu'il me semble le mieux équilibré, voilà tout – ; moralement parlant, il s'en éloigne, et chaque jour davantage, par la perfectibilité de sa nature, la grandeur de son intelligence, la sublimité de sa pensée. Ce que je refuse aux naturalistes, je l'accorde aux métaphysiciens ; et s'ils séparent l'homme des animaux par un abîme, je n'essayerai pas de le combler.
Source : Gallica

Portrait de Antoine Laurent Apollinaire Fée Antoine Laurent Apollinaire Fée De la longévité humaine : lettre à M. Isidore Geoffroi-Saint-Hilaire sur l'adoption d'un règne humain… (1862)

Or, si les modifications d'un organe peuvent servir de caractère pour autoriser la création d'une classe, d'une tribu, d'un groupe, il ne
peut aller, en aucune manière, jusqu'à motiver l'établissement d'un règne. J'aime bien mieux, avec Buffon et d'autres philosophes, croire que la dignité de notre espèce est un don spécial du Créateur, tout à fait indépendant de la forme et de la texture intime de nos organes.
Je suis trop de mon espèce pour ne pas voir combien nous nous élevons au-dessus des autres animaux
Source : Gallica

Portrait de Antoine Laurent Apollinaire Fée Antoine Laurent Apollinaire Fée De la longévité humaine : lettre à M. Isidore Geoffroi-Saint-Hilaire sur l'adoption d'un règne humain… (1862)

Les plantes et les animaux étant classés et décrits, un autre ordre d'études commence, et les appréciations de toute nature sont permises.
Si l'on admettait pour l'homme un règne particulier, fondé sur ses qualités morales, ne voit-on pas qu'il perdrait, en mourant, les caractères qui le distingueraient des autres mammifères, et qu'il deviendrait impossible de le classer. Mort, il ne serait plus ce qu'il était vivant, et seul, entre tous les êtres de la création, il aurait une double nature : homme d'abord et type d'un règne, puis animal et seulement placé à la tête du règne organique.
Source : Gallica

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