Résumé

Portrait de Babinet Babinet La Vie aux divers âges de la Terre

Chez les plantes, nous ne trouvons rien de semblable : ici en effet la respiration se confond avec la nutrition ; l’atmosphère n’agit pas seulement en favorisant l’assimilation des alimens comme chez l’animal, l’atmosphère est elle-même l’aliment. La nutrition ne s’opère pas par un organe spécial, mais par tous les organes à la fois. Chaque cellule est un estomac sur lequel nous pouvons agir, et les actions intérieures à la suite desquelles un végétal croît et se développe sont infiniment plus simples que les actions correspondantes dont l’animal est le siège.
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M. Flourens, rejetant les molécules organiques de Buffon, s’exprime ainsi : « J’étudie la vie dans les êtres vivans, et je trouve deux choses : la première, que le nombre des espèces va toujours en diminuant depuis qu’il y a des animaux sur le globe, et la seconde, que le nombre des individus dans certaines espèces va toujours en croissant, de sorte que, à tout prendre et tout bien compté, le total de la quantité de vie, j’entends le total de la quantité des êtres vivans, reste toujours en effet, comme le dit Buffon, à peu près le même. »
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L’homme de toutes les nations, de toutes les races et de tous les climats possède le même degré de longévité : c’est un point que M. Flourens admet avec Buffon. L’empereur Claude, dans l’orgueil de la pourpre romaine, disait insolemment que tout homme qui ne naissait pas roi était un sot : Aut regem aut fatluum nasci oportere. Admettons que tout homme qui ne meurt pas centenaire est une dupe, et réglons-nous là-dessus ! Cette assertion sur l’égale longévité dans tous les climats me paraissait contraire toutefois à ce qu’on raconte de la prétendue longévité des habitans du Nord.
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