Résumé

A. Maury Les Premiers Âges de notre Planète…

Si l’on voyait tous les jours apparaître de nouveaux êtres organisés, il faudrait admettre qu’il y a dans la nature une force vitale incessamment agissante qui crée de toutes pièces les êtres vivans, et que d’un certain concours des principes végétaux ou animaux naît fatalement une plante ou un animal. Il n’en est rien : nous voyons toujours la plante naître d’une graine, d’un corps reproducteur engendré par une autre plante, l’animal sortir d’un œuf pondu par un autre animal, ou conçu dans un appareil intérieur qui n’est réellement que l’œuf fixé au sein de l’organisme.
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A. Maury Les Premiers Âges de notre Planète…

I On a vu comment la science conçoit aujourd’hui la formation du noyau terrestre, comment se sont produites les matières minérales qui le composent, et l’on a été ainsi conduit jusqu’au moment de l’apparition des êtres organisés : il reste à étudier ceux-ci. La vie végétative et animale est si abondamment répandue sur notre globe, qu’elle y apparaît plutôt comme une condition même de son existence que comme un phénomène accessoire. Plus on a exploré les continens, scruté le sol, sondé les mers et analysé les eaux, plus on y a découvert de plantes et d’animaux.
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A. Maury Les Premiers Âges de notre Planète…

Les animaux et les végétaux ne sont pas seulement répandus sur la surface du globe et dans les couches contiguës de l’atmosphère : ils fournissent à la terre des moyens continuels d’accroissement ; les débris des plantes et des animaux contribuent à l’exhaussement du sol. Tout le monde sait quel amas prodigieux de terre végétale se forme à l’ombrage des forêts du Nouveau-Monde, quels dépôts profonds de tourbe s’opèrent dans les marais de certaines contrées basses et submergées.
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