Résumé

Charles Martins La Géographie botanique et ses Progrès

Dans ce séduisant opuscule, M. de Humboldt dévoile les affinités secrètes qui unissent la botanique à la peinture et à la poésie, car le sol, les terrains, les rochers sont partout les mêmes, mais la végétation est la parure changeante de la terre. En mettant le pied sur les rivages du nouveau monde, le géologue reconnaît les terrains de l’ancien : pour le botaniste, tout est changé ; la décoration de la terre n’est plus la même : c’est une autre création, toute différente de celle de l’Europe, de l’Afrique ou de l’Asie.
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Charles Martins La Géographie botanique et ses Progrès

Sur les monts qui séparent l’empire du Mogol du royaume de Cachemire, on voit du côté du midi toutes les plantes des Indes, et l’on est surpris de ne voir de l’autre côté que des plantes d’Europe. C’est aussi des climats excessifs que l’on tire les drogues, les parfums, les poisons, et toutes les plantes dont les qualités sont excessives. Le climat tempéré ne produit au contraire que des choses tempérées. Les herbes les plus douces, les légumes les plus sains, les fruits les plus suaves, les animaux les plus tranquilles, les hommes les plus polis sont l’apanage de cet heureux climat.
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Charles Martins La Géographie botanique et ses Progrès

Tandis que ces infatigables pionniers de la science bravaient mille dangers, mille dégoûts, mille fatigues pour explorer des contrées lointaines et inconnues, l’Europe était le théâtre d’un autre genre de recherches moins brillant, mais aussi profitable à la science. Des botanistes s’attachaient à connaître à fond la végétation d’un pays, d’une île, d’une province, ou même des environs d’une ville.
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