Paul Ginisty,
Lettres galantes du chevalier de Fagnes
(1928)
“ D’amères réflexions me venaient du temps écoulé sans que j’eusse eu encore l’occasion de prouver la générosité de mes aspirations.Ainsi, tout à ces pensées, je m’attardais à marcher un peu au hasard, sans m’aviser que je m’éloignais, au lieu de me rapprocher de mon logis. Je longeais le mur d’un jardin de la rue de l’Université (je ne sus qu’après coup que je me trouvais dans cette rue) quand il arriva la chose la plus surprenante du monde. Je vis soudain choir de ce mur un homme, et si près de moi qu’il ne s’en fallût que de quelques pouces qu’il ne me renversât. ”
