Émile Gaboriau,
Les amours d'une empoisonneuse
“ Un sourire de joie, rayon du divin soleil de l'amour, éclaira le beau visage de Sainte-Croix; il attira à lui la marquise et, la pressant sur son cœur:—Ne plus t'aimer, murmura-t-il à son oreille, ne plus t'aimer! est-ce donc en mon pouvoir?Qui donc pourrait jamais nous séparer? Nous sommes jeunes, nous nous aimons, l'avenir est à nous; l'avenir, c'est-à-dire le bonheur.A ce moment, un coup violent, frappé à la porte basse du cabaret, troubla le silence de la rue de l'Arbre-Sec.La marquise, s'échappant des bras de Sainte-Croix, bondit jusqu'à la fenêtre. ”
