Résumé

Portrait de Émile Gaboriau Émile Gaboriau Les amours d'une empoisonneuse

Un sourire de joie, rayon du divin soleil de l'amour, éclaira le beau visage de Sainte-Croix; il attira à lui la marquise et, la pressant sur son cœur:
—Ne plus t'aimer, murmura-t-il à son oreille, ne plus t'aimer! est-ce donc en mon pouvoir?
Qui donc pourrait jamais nous séparer? Nous sommes jeunes, nous nous aimons, l'avenir est à nous; l'avenir, c'est-à-dire le bonheur.
A ce moment, un coup violent, frappé à la porte basse du cabaret, troubla le silence de la rue de l'Arbre-Sec.
La marquise, s'échappant des bras de Sainte-Croix, bondit jusqu'à la fenêtre.
Source : Gutenberg

Portrait de Émile Gaboriau Émile Gaboriau Les amours d'une empoisonneuse

L'Italien hocha la tête d'un air indécis.
—Nous ne nous connaissons pas assez, dit-il; qui me répond que vous en êtes digne?
—Mon passé. Je suis jeune encore, mais j'ai déjà beaucoup souffert.
—Je ne vois pourtant pas, reprit Exili, ce qui a pu vous manquer dans la vie: vous êtes jeune, vous êtes riche, vous êtes beau, vous devez être aimé.
—Il m'a manqué un nom, interrompit Sainte-Croix, et Dieu m'avait mis l'orgueil au cœur.
Une satanique satisfaction illumina le visage d'Exili.
—L'orgueil! murmura-t-il, très bien; nous ferons quelque chose de vous, chevalier
Source : Gutenberg

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Il poussa un long soupir.
—Pour Dieu! demanda-t-il, qu'a donc fait encore ce pauvre chevalier?
—Ce qu'il a fait! répondit M. d'Aubray, tenez, marquis, il n'est pires aveugles que ceux qui ne veulent pas voir, et je vous crois de ceux-là. Le chevalier de Sainte-Croix abuse étrangement de votre amitié, et ma fille, votre femme, est sa complice.
—Vous vous trompez, monsieur.
—J'en suis sûr.
—Mais alors, s'écria le marquis impatienté, que voulez-vous que j'y fasse! Le chevalier de Sainte-Croix est mon ami, le plus honnête homme du monde.
Source : Gutenberg

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