Clémence Robert,
Les Voleurs du Pont-Neuf, par Clémence Robert
(1883)
“ Les préjugés de son temps ne l'atteignaient pas ; elle ne comprenait que la dignité vraie du caractère et de la conduite, et non la dignité artificielle du blason sur son habit. Puis, pour Marguerite, il restait surtout le malheur profond d'être unie à un homme pour lequel elle n'avait, depuis longtemps, ni estime, ni amour. Éloignée du duc de Nangis, qui était parti seul pour les terres du Poitou en emportant le portrait inachevé de sa sœur, et unie à un autre par des liens irrémissibles, Marguerite se sentait bien moins alors la sœur de Gaston que la femme de Guillaume. ”
