Clémence Robert

Clémence Robert

Résumé

Portrait de Clémence Robert Clémence Robert La fille de Satan (1877)

En effet, ces oiseaux, merveilles de beauté, uniques dans le monde des habitants de l'air, semblaient être là pour former à la jeune duchesse un cadre fait pour elle de ce qui peut au dernier point charmer le regard.
Mais, en poursuivant l'un d'eux sur une console, le regard de Georges tomba sur un vase d'argent de forme élancée, couvert de ciselures où se montrait un mélange fantastique d'hommes, d'animaux, de
branchages, de spirales et arabesques, comme si l'artiste n'eût trouvé dans le monde réel rien de digne d'occuper son merveilleux ciseau
Source : Gallica

Portrait de Clémence Robert Clémence Robert La fille de Satan (1877)

Est-ce que ses débauches, ses orgies, son abrutissement dans de puérils ou ignobles plaisirs ne sont pas un véritable suicide ?
— Non, non, monsieur le duc? dit vivement le capitaine.
Comment non ?.. En payant son habit douze ou
quinze mille écus, c'est le prix, en jouant aux cartes, aux dés, cinquante ou soixante mille écus, c'est le taux, en soupant à quarante-cinq écus par tête, c'est la mode, certes on tue sa fortune. En s'abaissant aux plus vils offices, en rampant jusqu'à terre pour obtenir la faveur des princes, certes on tue sa noblesse.
Source : Gallica

Portrait de Clémence Robert Clémence Robert La fille de Satan (1877)

Pour passer dans la salle à manger, l'abbé de Saint-Claude offrit son bras à la jeune duchesse.
— Parmi les heureuses influences qui embaument l'âme dans votre demeure, dit-il à M. de Montbarre en indiquant sa fille, vous oubliez la plus puissante de toutes, la présence de la beauté.
Lorsque les maîtres de la maison et don Babylas prenaient leur place, Lucia, avant de s'asseoir, passa vers le siège de Dominique et lui dit d'une voix très-basse et rapide : — Est-ce qu'un abbé de Saint-Claude, couchant sous votre toit, ne vous fait pas peur ?
Source : Gallica

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