Résumé

Auguste Dumont La cartomancienne : la légende de l'étoile du sud (1888)

Aujourd'hui, je veux être tout à toi, je veux t'enivrer de mes baisers, comme aux beaux jours de nos ardentes amours, des plaisirs suprêmes, dit la sirène, captivante d'effluves capiteuses faites pour les voluptés enivrantes.
Le trappeur écarta sa maîtresse avec une brutalité qui arracha à celle-ci un léger cri. Ses yeux se fixèrent sur l'Américain avec une expression de fureur amoureuse et de dépit brûlant, mais soudain son regard s'attiédit, une larme perla à sa paupière. Elle tomba aux pieds du nabab.
Placée ainsi, elle présentait à la vue d'Harris
les trésors de son buste de déesse
Source : Gallica

Auguste Dumont La cartomancienne : la légende de l'étoile du sud (1888)

Rose vit que son père allait s'élancer sur le souteneur ; d'un mouvement rapide comme l'éclair, elle saisit le revolver placé sur le guéridon, le braqua et en pressa la détente.
Une détonation sourde se fit entendre.
Le beau Georges tomba comme une masse sur le parquet tenant son arme d'assassin dans sa main crispée.
Paris comptait un Alphonse de moins, l'égout une charogne de plus.
En présence de ce cadavre, Rose et Mardoche étaient restés terrifiés.
— Ah! mes pressentiments ! s'écria Mardoche, nous sommes nés pour le malheur, nous sommes maudits !
Source : Gallica

Auguste Dumont La cartomancienne : la légende de l'étoile du sud (1888)

Chacun en savoura le bouquet.
— J'espère, ma chère Rose, vous revoir à mon retour en Europe; le temps aura alors passé sur les orages de votre vie, dit la Brésilienne à celle qui fut d'Aubépine. Je n'ai qu'un regret, c'est de ne pouvoir assister à l'épanouissement de votre vie nouvelle, de ne pouvoir vous tendre la main, comme à une soeur affectionnée.
— Je vous remplacerai, répliqua la vicomtesse de Koquiliane, Mlle Mardoche trouvera toujours chez moi une part de l'affection que je ressens pour ma bonne et vaillante Dolorès.
Source : Gallica

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