Résumé

L'amulette : étrennes à nos jeunes amis (1834)

Monsieur, j'ai navigué trente ans à la barbe de l'Anglais, j'ai brûlé plus de poudre dans l'Inde et en Amérique que ce méchant lougre n'en peut contenir, en fût-il bourré de la cale jusque pardessus les plats-bords; j'ai onze blessures, trente ans de mer, et quarante-cinq ans d'âge, et je ne sache pas que dans les deux hémisphères une seule voix puisse s'élever contre l'honneur du capitaine Laugier. Monsieur, j'ai toujours aimé la France comme ma mère, et traité comme des frères mes concitoyens. C'est la première fois qu'on ose me dire : Tu seras un traître et un lâche!
Source : Gallica

L'amulette : étrennes à nos jeunes amis (1834)

Mais hélas! ce n'est plus qu'un atroce mélange de bave et de cuir mâché. Il ramasse les débris ; il espère un instant pouvoir les rajuster... — Mais non ; impossible ! dit-il en soupirant.
Alors il rentre dans la classe, le coeur plein d'amertume; il ne profère pas une syllabe, et tire de sa poche une serpette qu'il aiguise; puis, lorsqu'il la trouve assez coupante, il se met à façonner un vieux pied de table, en forme de patoche, avec une ardeur incroyable.
— C'est une férule qu'il fabrique là, dit Adolphe en poussant Louis du coude.
Source : Gallica

L'amulette : étrennes à nos jeunes amis (1834)

Elle se pencha pour prendre sa cruche. Dans le moment où elle était baissée, Victor s'arma des ciseaux qui traînaient à terre. Rose se débattit, mais Victor était le plus fort. Il ouvrit les ciseaux, et voulut enlever, pour ainsi dire, au vol, une boucle isolée et flottante sur le front de Rose ; celle-ci fit un mouvement brusque pour arrêter son bras. Mais l'élan était donné. La main de Victor rencontre un obstacle. Les ciseaux lui échappent ; Rose pousse un cri perçant ; son sang jaillit, et elle couvre son visage de ses mains.
Source : Gallica

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