Résumé

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue La coucaratcha (II/III)

«Je ne sais pourquoi, pendant toute la route, continuai-je en souriant du léger nuage qui avait obscurci le front de Jenny, je ne sais pourquoi le souvenir de Daja me poursuivit. J'avais beau me dire que ce n'était après tout qu'une fille, une de ces bayadères qui se livrent au premier venu; j'avais beau me faire tous les raisonnements du monde, boire du punch, faire courir mes porteurs, mâcher du bétel, ménager des surprises à Duclos, ou fumer de l'opium: rien ne pouvait me distraire de la pensée qui m'obsédait.»
—Et c'était une fille? me demanda Jenny.
—Oh! tout ce qu'il y a de plus fille!
Source : Gutenberg

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue La coucaratcha (II/III)

Le matin, Emma ignorant ce cruel départ,—Emma qui s'était endormie bercée par un doux rêve,—Emma se leva, plus heureuse, plus souriante que jamais,—tant elle comptait sur l'influence de ce baiser qu'elle avait presque ravi au chaste Albert.
Oh! qu'il y avait de joie puissante et intime épanouie dans l'âme de cette jeune fille qui aimait et qui se savait aimée;—comme elle grandissait à ses yeux,—comme elle méprisait ses compagnes qui n'en étaient peut-être encore qu'à l'amour filial,—comme elle répétait avec fierté ces jolis mots:—mon amant!—comme elle était plus belle.
Source : Gutenberg

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue La coucaratcha (II/III)

C'était une de ces femmes nées pour régner au sérail, et se baigner sous les sycomores de Stamboul, amoureuse, impressionnable, colère, nerveuse, aimant la musique, mais faible et éloignée, aimant encore la molle paresse du Divan, la rêverie dans l'ombre;... fuyant le grand jour, et s'énivrant avec délices des parfums les plus forts;... mangeant à peine, aimant le bal à la fureur,... et bonne et secourable aux malheureux.
Encore une fois, ne maudissez pas Emma.—Telle que vous la savez,... n'est-elle pas assez à plaindre d'aimer Albert.
Source : Gutenberg

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