Résumé

Les diamants. Série 2, Art, poésie… (1865-1866)

Alors il rentre dans la classe, le cœur plein d'amertume; il ne profère pas une syllabe, et tire de sa poche une serpette qu'il aiguise; puis, il se met à façonner un vieux pied de table en forme de patoche, avec une ardeur incroyable.
— C'est une férule qu'il fabrique là? dit Adolphe, en poussant Louis du coude. - Je ne sais pas, répond Louis; mais ça m'en a tout l'air.
Le père Morand taillait toujours et polissait le manche de sa férule : « Voilà déjà qu'elle prend une tournure, pensait-il; au moins, c'est du fameux bois de chêne qui ne se cassera pas. »
Source : Gallica

Les diamants. Série 2, Art, poésie… (1865-1866)

Et c'est vous, Nicolle, qui avez fait ce miracle!.
Et Augusta entra dans la cabane. — Venez, Augusta, continua la marquise, et soyez ma fille!
On ne meurt pas de joie, Augusta en est la preuve.
Et bientôt les deux familles n'en firent qu'une dans le château des Pyrénées. La marquise dit adieu à la vanité, pour se contenter du bonheur. On appela Thérèse et son mari, pour la noce. Et, tous les ans, pour fêter l'anniversaire de la dernière rencontre d'Auguste et d'Augusta, on allait tous refaire comme un repas nuptial, au bord du ruisseau qui coule dans le vallon enchanté.
Source : Gallica

Les diamants. Série 2, Art, poésie… (1865-1866)

Ne venez jamais me déranger, quand je travaille. Ta main, toi, petit vaurien! dit-il au protégé de Clémentine, à Louis. — Oh! mademoiselle! s'écria celui-ci d'une voix suppliante; j'ai des engelures.
Il oubliait, dans son épouvante, qu'on n'a des engelures qu'en hiver.
— Il a mal au doigt, mon père, dit Clémentine a l'oreille du sourd; grâce au moins pour lui. Au fait, je suis un peu fatigué, répondit M. Morand. Tu vas me relayer : tiens, voici l'instrument; patoche d'importance ce petit drôle. — Oui, mon père, dit vivement Clémentine.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature