Augusta

Définition et enjeux

André de Guerne,  Les Siècles morts

“ Et soudain l’Augusta songe qu’il est des hommes
Dont le commun destin souffle les vains flambeaux,
Et que les murs vantés des Milans et des Romes
Sont des abris d’un jour bâtis sur des tombeaux.
Adieu, clarté naissante, allégresse première,
Limpides voluptés, formes, parfums, couleurs.
Adieu ! L’ombre future obscurcit la lumière ;
La mort, comme un aspic, a jailli dans les fleurs.
L’Augusta dans la nuit qui flotte en sa prunelle
Suit la fuite de l’heure et des sorts inconstants
”
Source : Wikisource

Les diamants. Série 2, Art, poésie… (1865-1866)

“ Et c'est vous, Nicolle, qui avez fait ce miracle!.
Et Augusta entra dans la cabane. — Venez, Augusta, continua la marquise, et soyez ma fille!
On ne meurt pas de joie, Augusta en est la preuve.
Et bientôt les deux familles n'en firent qu'une dans le château des Pyrénées. La marquise dit adieu à la vanité, pour se contenter du bonheur. On appela Thérèse et son mari, pour la noce. Et, tous les ans, pour fêter l'anniversaire de la dernière rencontre d'Auguste et d'Augusta, on allait tous refaire comme un repas nuptial, au bord du ruisseau qui coule dans le vallon enchanté.
”
Source : Gallica

André de Guerne,  Revue des Deux Mondes

“ L’Augusta voit le ciel descendre dans la mer.
Elle contemple au loin Byzance et ses collines,
Les églises en croix et les dômes cuivrés
Et, s’étageant là-bas, du côté des salines,
Les cirques lumineux et les remparts dorés.
Tout, la nature en fête et la Ville et l’Empire,
Trésors que l’œil pensif se lasse à dénombrer,
Tout ce qui charme, luit, s’épanouit, respire.
Naît pour vêtir sa gloire et vit pour l’adorer.
”
Source : Wikisource

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