André de Guerne, Les Siècles morts
“ Et soudain l’Augusta songe qu’il est des hommes Dont le commun destin souffle les vains flambeaux, Et que les murs vantés des Milans et des Romes Sont des abris d’un jour bâtis sur des tombeaux. Adieu, clarté naissante, allégresse première, Limpides voluptés, formes, parfums, couleurs. Adieu ! L’ombre future obscurcit la lumière ; La mort, comme un aspic, a jailli dans les fleurs. L’Augusta dans la nuit qui flotte en sa prunelle Suit la fuite de l’heure et des sorts inconstants ”
