Louis-Nicolas Bescherelle

Résumé

Louis-Nicolas Bescherelle,  Les damnés de Java (1855)

“ En fait de rivaux, vous n'avez personne à craindre. Aurore n'est entourée que de visages noirs, surtout ceux qui ont été blancs. Vous avez gardé, vous, votre teint de Versailles malgré notre soleil, votre esprit malgré nos sauvages, votre noblesse malgré notre révolution. Qui oserait lutter avec vous ? Vous seriez le premier à Paris ; dans l'Inde, vous êtes seul.
Une émotion de sensibilité douce se peignit sur le visage de Raymond. Il serra la main de Surcouf et dit : — Je ne crois pas au bonheur. Un jour il y a eu un homme heureux sur terre : c'était le comte Despremonts. Le Ciel l'a puni.
”
Source : Gallica

Louis-Nicolas Bescherelle,  Les damnés de Java (1855)

“ Surcouf tenta une descente à Banjermassing ; il perdit presque tous ses marins et regagna son bord sans avoir pu ramasser une poignée de grains jaunes. Nous ferons mieux, nous, mes amis !
— Oui, oui, dirent à voix basse, mais résolue, tous les forbans !
— Savez-vous bien ce que c'est que l'or ?
poursuivit Bantam ; l'or, c'est l'opium, le tabac, la poudre de Karrich, la soya, le riz Benafouli, les nids d'hirondelles, le rhum de Ceylan, le vin de Constance, les parfums de Delhi, la paresse du Chattiram, la belle esclave blanche ; l'or, c'est la vie ! Voulez-vous vivre ?
”
Source : Gallica

Louis-Nicolas Bescherelle,  Les damnés de Java (1855)

“ Il ne voit que cette femme ; il ne vit que pour elle ; il ne travaille que pour elle ; il ne pense qu'à elle. On dirait que le nom d'Aurore est écrit sur son front en lettres de feu. Il n'y a pas d'exemple d'un pareil amour.
Vandrusen jouait, en cette occasion, un jeu innocent et perfide à la fois. Il n'exagérait pas la vérité en parlant de l'amour de Paul, mais il voulait savoir aussi jusqu'à quel degré la même passion pour la même femme s'était élevée dans le cœur du comte Raymond, ou dans quel oubli an voyage et une absence l'avaient plongée.
”
Source : Gallica

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