Joseph Méry,
Les damnés de Java. Tome 3
(1862)
“ Une émotion de sensibilité douce se peignit sur le visage de Raymond, il serra la main de Surcouf et dit : — Je ne crois pas au bonheur. Un jour, il y a eu un homme heureux sur terre : c'était le comte Despremonts,.. le ciel l'a puni. — Et vous craignez la mort qui punit le bonheur ? demanda Surcourf. — Oui, Surcouf, c'est la mort seule que je redoute. L'agonie de Despremonts a laissé son secret dans une hutte de Timor, mais jamais ce soleil n'en a éclairé de plus déchirante. Laisser les richesses de Palmer en mourant, ce n'est rien; laisser Aurore, c'est inventer la mort. ”
