Joseph Méry,
Le paradis terrestre
(1860)
“ Ici, l'or n'est rien, l'échange est tout. La vue, la convoitise, la possession éclatent au même instant ; l'obstacle produit une irritation folle, et le retard d'une heure est la miniature de l'éternité. Toute minute qui n'amène pas sa joie est un siècle perdu ; tout lingot enfoui est un caillou brut ; toute veille qui attend un lendemain est une fièvre de langueur. Le jeune Liétor Adriacen appartient à l'espèce de ces violentes natures créoles, idoines au bien comme au mal, selon les chances heureuses ou fatales de l'éducation. ”
