Résumé

Portrait de Victor Chauvin Victor Chauvin Les vrais Robinsons : naufrages… (1863)

S'il vous arrivait de pénétrer dans quelque cabane isolée de l'île de Ternate, dont le pic volcanique jette encore des feux et dont l'atmosphère est toujours embaumée par les senteurs pénétrantes des arbres aux épices, il pourrait se faire qu'un chant monotone des Malais célébrât encore à votre approche la gloire d'Antonio Galvam, qu'on aima si longtemps parmi les Indiens et qu'on oublia en Europe. Antonio Galvam n'était point un Robinson, mais c'était un grand voyageur, et, ce qui vaut mieux encore, c'-était un de ces héros de l'humanité que les peuples n'oublient jamais.
Source : Gallica

Portrait de Victor Chauvin Victor Chauvin Les vrais Robinsons : naufrages… (1863)

« Ce que cherche saint Brandan sur l'inconnu des mers, c'est une île vaguement définie où le soleil ne se couche jamais, où les arbres sont chargés de fruits, le sol sablé de diamants, où un jeune homme qui le salue par son nom dit au saint voyageur : « Voici l'île qui t'a si longtemps échappé, parce que Dieu voulait te découvrir tout ce qu'il a semé sur l'espace de l'immense Océan ; prends et emporte de ces fruits savoureux, de ces pierres précieuses, autant que contiendra ton navire. »
Source : Gallica

Portrait de Victor Chauvin Victor Chauvin Les vrais Robinsons : naufrages… (1863)

Les grandes forêts de l'Amérique font aussi bien la solitude que l'Océan;
ces cimes onduleuses qui se succèdent avec tant de majesté et qui se prolongent par delà des horizons sans fin enserrent aussi bien l'homme en sa demeure perdue que les flots de la mer. La solitude est encore plus grande si dans les bois on ne se préoccupe point des productions variées répandues autour de soi; où tout est variété pour le savant de profession, il n'y a que fleurs et verdure monotones pour le naïf voyageur qui ne demande qu'à vivre de la vie ordinaire de ses pareils.
Source : Gallica

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