Charles d' Héricault,
Histoire nationale des naufrages et aventures de mer…
(1870)
“ Le lieutenant et moi, nous nous hasardâmes, malgré la mer qui déferlait avec violence par-dessus le mât, à aller le secourir, et nous parvînmes, après avoir couru les plus grands dangers, à le ramener au milieu de nos compagnons d'infortune. Les craquements du navire, le mugissement des flots, les lamentations et les cris des passagers, au milieu de l'obscurité, tout portait dans notre âme une frayeur mortelle. Que devenir sans embarcation, sans vivres ni vêtements, à deux lieues et demie de terre, au milieu des flots, sur la coque d'un bâtiment qui pouvait à chaque instant être brisé ? ”
