Charles de Folleville, Histoire des naufrages anciens & modernes… (1880)
“ En effet, c'était un navire qui se montrait à l'horizon. La joie de tous fut extrême. Mais, ô fatalité ! le radeau n'a pas d'élévation et ne pourra être vu en pleine mer. En effet, hélas ! les naufragés ont beau agiter leurs mouchoirs, les lambeaux de leurs vêtements, et pousser autant de cris que leur permettent leurs forces, afin d'attirer l'attention des navigateurs, peine inutile ! le navire s'éloigne et bientôt est hors de vue. L'espérance avait un instant ranimé le courage de nos infortunés; mais cette fois leur désespoir est au comble. Ils se croient perdus pour jamais ! ”
