Résumé

De Bérard La mer : naufrages modernes... (1865)

Presque tout le reste de l'équipage s'embarqua dans la chaloupe, que nous laissâmes dériver au gré des flots, sur une bonne amarre que nous tenions à bord du navire. Lorsque nous la vîmes arriver presque à terre, le calme se rétablit, et l'espérance commença à renaître. On reprit courage : les hommes, les femmes et les enfants travaillaient, à l'envi l'un de l'autre, à faire leurs préparatifs pour débarquer. Tout à coup, au moment d'aborder, une lame prit la chaloupe par le travers, cassa l'amarre que nous tenions à bord, et la fit chavirer.
Source : Gallica

De Bérard La mer : naufrages modernes... (1865)

La mer prend du bâtiment tout ce qu'elle en peut prendre; elle bat ses murailles qui résistent ; mais les canots suspendus autour de la frégate, elle les broie, les enlève entiers ou par morceaux.
Et le Superbe, où est-il à cette heure? Le voilà dégarni de voiles, privé de son grand mât de hune, poussé par des vagues furieuses. Il fuit aussi, lui ! un vaisseau ! Il semble qu'un vaisseau, ce vaste corps flottant, ce grand édifice, ce colosse naval, doit pouvoir résister à toutes les rages de la mer et du vent ! Non, le vent et la mer sont plus forts que lui !
Source : Gallica

De Bérard La mer : naufrages modernes... (1865)

Après avoir dîné avec le capitaine, et l'avoir prié de parler de nous lorsqu'il arriverait à Boston, nous lui fîmes nos adieux.
Nous travaillâmes continuellement aux pompes, et gardâmes le navire devant le vent et la mer jusqu'à la nuit du 19. Vers minuit, un ouragan affreux creva sur nous; les vents, déchaînés avec furie, semblaient avoir conspiré la perte de notre malheureux bâtiment.
Au milieu de la confusion qui s'ensuivit, nous vîmes un autre navire tout près de nous; vainement nous tirâmes quelques coups de canon en détresse; l'orage continua avec une violence qui ne fit qu'augmenter.
Source : Gallica

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