Henri de Noussanne, Les grands naufrages, drame de la mer… (1903)
“ Cette fois, il est sûr que tout va s'abîmer dans les flots. Prise de flanc, l'Arrogante ne résiste pas mieux que debout : elle n'est plus qu'une épave sur laquelle se rue un torrent impétueux et que noie l'averse. - Calez-vous ! Un choc. L'arrière se cabre. La sensation vient à tous que l'on descend, que l'on coule. Où est-on? Que s'est-il passé? Le bateau a touché le fond, et la plage est là, à 600 mètres à peine. Un formidable paquet de mer s'écroule sur l'avant qui disparaît, redressant l'arrière; on dirait que l'Arrogante coule en pointant de sa proue, comme pour plonger. ”
