Résumé

Henri de Noussanne Les grands naufrages, drame de la mer… (1903)

Cette fois, il est sûr que tout va s'abîmer dans les flots. Prise de flanc, l'Arrogante ne résiste pas mieux que debout : elle n'est plus qu'une épave sur laquelle se rue un torrent impétueux et que noie l'averse.
- Calez-vous !
Un choc. L'arrière se cabre. La sensation vient à tous que l'on descend, que l'on coule. Où est-on? Que s'est-il passé?
Le bateau a touché le fond, et la plage est là, à 600 mètres à peine. Un formidable paquet de mer s'écroule sur l'avant qui disparaît, redressant l'arrière; on dirait que l'Arrogante coule en pointant de sa proue, comme pour plonger.
Source : Gallica

Henri de Noussanne Les grands naufrages, drame de la mer… (1903)

Les marins, fiers de leur navire, et excités par la menace du danger, se grisent de cette course à l'abîme.
Mais les soldats qui se trouvent à bord s'inquiètent d'aller si vite. Alors on leur explique qu'il faut passer quand même, aller à l'assaut comme une troupe qui doit prendre avant l'ennemi les clefs d'une position.
Les grains accourent les uns sur les autres, se tassent, se superposent dans des ténèbres grandissantes, et, par moments, du côté d'où vient la tempête, on voit des nuages chargés d'électricité, rouler, menaçants, comme la fumée jaune des incendies.
Source : Gallica

Henri de Noussanne Les grands naufrages, drame de la mer… (1903)

La panique s'empare de sa flotte. Ces brûlots ne sont-ils pas chargés de poudre, et ne vont-ils pas éclater, arrivés à leur but?
Un capitaine de galère, nommé Serano, s'est jeté dans une barque, et, au péril de sa vie, lutte contre un brûlot; d'autres l'imitent. Mais cette manœuvre est sans effet; repoussé d'un navire, le brûlot en menace un autre. La marée l'entraîne, inexorable, et c'est en vain que d'héroïques espagnols risquent leurs jours pour lutter contre cette masse flottante en combustion, qui les brûle et les dévore.
Source : Gallica

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