Djémyl-Ben-Hassi

Résumé

Djémyl-Ben-Hassi Drames et catastrophes maritimes (1894)

Lorsqu'un homme tombe à la mer et que le temps est calme, le navire immobile, la mer plane et sans rides, on jette un bout de corde au maladroit; il s'y accroche, et on le hisse à bord tout trempé, tout confus, sans chapeau, les cheveux plats, aux grands éclats de rire de l'équipage : ce n'est qu'un bain forcé ; tant mieux!.
Mais si le requin nageait dans les eaux du navire, malheur ! Sous le ciel pur, pendant que la nature est si douce et que la mer est endormie, le monstre défigure horriblement la scène ;
l'homme disparaît au milieu d'un large tourbillon, et le calme renaît
Source : Gallica

Djémyl-Ben-Hassi Drames et catastrophes maritimes (1894)

C'est surtout lors du naufrage du navire
le Rolland, qui eut lieu en rade de Mazatlan, dans la nuit du 19 août 1849, que le matelot Besselièvre fit preuve d'une héroïque abnégation et d'un courage vraiment digne d'éloges.
Le capitaine était couché à terre. Une violente tempête s'était élevée et le Rolland chassait sur ses ancres. Saisis de frayeur, le second et l'équipage se jetèrent dans une embarcation, en abandonnant le navire et les passagers. Seul, le matelot Besselièvre resta à son poste, ranima le courage des passagers honteusement délaissés.
Source : Gallica

Djémyl-Ben-Hassi Drames et catastrophes maritimes (1894)

Il fallut sacrifier la mâture ; mais cela ne suffit pas : le navire coulait.
La situation devenait critique. Peu à peu, le Petit-Bourgeois s'enfonçait dans les flots. L'équipage se réfugia sur la dunette, où, pendant quarante-huit heures, il demeura en proie aux plus épouvantables angoisses, voyant la mort venir.
Tout à coup, l'un des naufragés signala un steamer à l'horizon. Des signaux de détresse furent faits, et les malheureux virent venir vers eux, à toute vitesse, le steamer qui les avait aperçus. C'était le Yucatan, battant pavillon anglais.
Source : Gallica

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