Résumé

Les naufrages célèbres (Nouvelle édition… (1882)

Il y avait, en face du lieu où nous voulions aborder, un banc de sable de deux lieues de longueur. Nous vînmes à un quart de lieue du rivage, et nous jetâmes une ancre en dehors des brisants; puis nous coupâmes les mâts et les manœuvres; nous jetâmes tous les canons à la mer, et nous essayâmes tous les moyens imaginables de faire flotter le vaisseau pour aborder à terre. Nous avions perdu au Bengale notre grand canot et notre péniche; n'ayant plus qu'une petite chaloupe, nous construisîmes un radeau avec des planches et des vergues.
Source : Gallica

Les naufrages célèbres (Nouvelle édition… (1882)

Un seul cri s'échappe en même temps de toutes les poitrines, cri de détresse et d'angoisse aussitôt étouffé par l'eau de la mer, et tous ces infortunés sont engloutis dans les profondeurs du gouffre.
Seuls, deux dés naufragés, un boucher de Rouen, nommé Bérold, et le jeune Godefroi, fils de Gilbert de l'Aigle, réussissent à s'emparer de la grande vergue du navire et y restent suspendus une grande partie de la nuit. Un instant apparaît près d'eux un homme qui surnage : c'est le pilote Thomas, qui après avoir plongé dans les flots reparaît à la surface.
Source : Gallica

Les naufrages célèbres (Nouvelle édition… (1882)

Mais, de tous ceux qui avaient eu le malheur de périr, ils ne retrouvèrent que le capitaine Eybertz, étendu sur le sable, à dix ou douze brasses de l'eau, la tête appuyée sur son bras. Ils lui rendirent les derniers devoirs en l'enterrant. De toutes les provisions, la mer n'avait jeté sur le rivage qu'un sac de farine, un tonneau de viande salée, un peu de lard et un baril de vin rouge. Ils n'eurent pas peu d'embarras à faire du feu ; car, se croyant dans quelque île déserte, leur unique ressource était dans leur industrie.
Source : Gallica

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