Jean-Louis-Hubert-Simon Deperthes, Histoire des naufrages, ou recueil des relations les plus intéressantes des naufrages… (1818)
“ On sonde les pompes ; on trouve cinq pieds d'eau dans la cale. On met les pompes en mouvement; on ne peut franchir la voie d'eau. Les côtés du vaisseau, surchargés du poids des canons, semblent prêts de s'entrouvrir; on jette l'artillerie à la mer. Le bâtiment est un peu allégé ; mais la fureur des vagues le couvre sans cesse d'un déluge d'eau. Les éclairs sillonnent les nues; le désespoir commence à s'emparer de l'équipage. On découvre sous le vent les rochers de Falconera à neuf milles de distance ; on craint d'être brisé sur ces écueils, et d'y périr sans ressource. ”
