Jean-Louis-Hubert-Simon Deperthes

Élements biographiques

Jean-Louis-Hubert-Simon Deperthes,  Histoire des naufrages, ou Recueil des relations les plus intéressantes des naufrages… (1832)

“ Le brave homme, fidèle à son serment et aux devoirs qu'il s'était imposés envers l'humanité en péril, continua la nuit et le jour à surveiller le port et les jetées de Dieppe. A la moindre apparence d'agitation de l'Océan ou de quelque vaisseau ou barque en détresse, Bousard s'élançait dans les flots, muni de cordes, et dirigeait l'équipage vers le port.
Si la mer en fureur s'y opposait, et qu'il ne pût y conduire le bâtiment, il se saisissait des matelots et des passagers, et les remettait en détail sur le rivage.
”
Source : Gallica

Jean-Louis-Hubert-Simon Deperthes,  Histoire des naufrages, ou recueil des relations les plus intéressantes des naufrages… (1818)

“ Nous cherchâmes aussi à nous désaltérer, en buvant de l'eau de la mer : ce moyen ne diminuait la soif que pour la rendre plus vive le moment d'après.
Trois jours se passèrent ainsi dans des angoisses inexprimables; nous méprisions tellement la vie, que plusieurs d'entre nous ne craignirent pas de se baigner à la vue des requins qui entouraient notre radeau. Nous étions convaincus qu'il ne restait dans notre barrique que douze ou quinze bouteilles de vin ; nous commencions à éprouver un dégoût invincible pour les chairs qui nous avaient nourris jusque-là.
”
Source : Gallica

Jean-Louis-Hubert-Simon Deperthes,  Histoire des naufrages, ou Recueil des relations les plus intéressantes des naufrages… (1832)

“ J'étais sur une île déserte, privé de tout secours, et éloigné de la route ordinaire des navigateurs; néanmoins, comparant ma position avec celle où je me trouvais naguère au milieu d'une troupe de forbans, le désert me paraissait hospitalier, et la solitude délicieuse.
Quand je supposai qu'ils étaient tous partis, je sortis de mon hallier, j'allai à un petit ruisseau éloigné d'environ un mille de l'aiguade, et je m'assis pour observer les mouvemens des pirates. A ma grande joie, leurs navires partirent en cinq jours, et je vis la
goélette prendre une route différente de la leur.
”
Source : Gallica

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