Fanny Reybaud, Revue des Deux Mondes
“ Mme Godefroi pâlit sous son rouge, et les larmes lui vinrent aux yeux. En ce moment, elle aperçut Estève debout au milieu du chœur, le front calme et rayonnant, le regard tourné vers le ciel, et comme perdu dans les espaces infinis où sa foi cherchait le Dieu auquel il venait de donner sa vie. — Oh ! triste victime, ton sort s’est accompli ! murmura Mme Godefroi en s’éloignant ; maintenant ne t’éveille pas à la lumière, à la vérité : reste à jamais enseveli dans les ténèbres de ton ignorance, meurs sans avoir vécu ; c’est le seul vœu que puissent désormais faire pour toi ceux qui t’aiment ! ”
