Élisabeth Brossin de Méré

Résumé

Élisabeth Brossin de Méré Robert de Neustrie, ou le Château d'Annebeau… (1825)

Il répète les mêmes mots.—Ils en feront de meilleurs dans quelque temps : les calamités cessent, le bonheur revient, et on ne se souvient de ce que l'on a souffert, que comme d'un moyen de plus d'ajouter à son bonheur par le contraste. —Je demandai à Robert, si lui-même était heureux. — Quel est l'homme qui ose se vanter d'un bonheur constant? J'ai été jeune, riche, vaillant, j'adorais Clotilde , que me reste-t-il, si ce n'est le triste plaisir de la vengeance ? — Ah ! je vous plains, seigneur, s'il ne vous reste que celui là.
Source : Gallica

Élisabeth Brossin de Méré Robert de Neustrie, ou le Château d'Annebeau… (1825)

Il fit à Jacques tout aussi peur que le jour où il l'avait vu, et l'enfant se cachait derrière moi. Seigneur châtelain, lui dis-je, je viens à vous avec courtoisie, et sans nulle envie de guerroyer. Je n'ai conservé que mon sabre, ma lance a été rompue dans le combat, ma hache d'armes est restée auprès du pauvre Phénix. Je vous engage donc à laisser en repos vos armes, je n'en veux qu'à votre estime, et un jour à votre amitié. — Vous savez, capitaine, que la prudence est la mère de la sûreté.
Source : Gallica

Élisabeth Brossin de Méré Robert de Neustrie, ou le Château d'Annebeau… (1825)

Qu'est-ce que l'homme peut équitablement demander de plus au ciel ? Oublions l'ambition, la vengeance, ces passions troublent l'âme, et ne lui permettent que de fausses jouissances. Et souriant au bonheur que j'envisageais, je me faisais une idée délicieuse du plaisir que ce plan fera éprouver à Clotilde. Je voudrais que le cheval qui me porte, eût des ailes pour arriver plutôt. Ah ! j'aurais dû au contraire faire des voeux pour ne jamais revoir le château de Tesson !
Source : Gallica

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