Résumé

Charles Salmon Notice sur les château, seigneurie et village de Boves… (1858)

Au XIIIe siècle, on donnait aussi le nom d'avouerie à un fief au moyen duquel une abbaye achetait la protection d'un seigneur puissant.
Cependant, comme l'avouerie de Corbie était parlagée entre cinq seigneurs, elle n'était pas à beaucoup près aussi profitable que le vidamé d'Amiens, dont les revenus n'étaient point partagés. Par conséquent, le titre d'avoué de Corbie n'a jamais dû être d'un prix tel pour les seigneuis de Boves qu'ils aient dû nécessairement offrir leur propre héritage pour en acquérir la possession.
Source : Gallica

Charles Salmon Notice sur les château, seigneurie et village de Boves… (1858)

Il possédait le comté d'Amiens, sans qu'on sache à quel titre. L'auteur de la notice sur Caix que nous avons déjà cité ne fait aucun doute que le comté d'Amiens n'ait été donné par les Rois aux Evêques qui l'auront aliéné à la maison de Boves à charge de foi et hommage ; cet écrivain ne donnant aucune preuve à l'appui de son hypothèse , nous ne nous arrêterons pas à l'examiner et nous dirons avec du Cange: « il est étrange que l'on n'ait pas encore pu, jusqu'à présent reconnaître à quel titre le comté d'Amiens échut à Enguerrand, seigneur de Boves, » qui prit cette qualité dès 1085 (1) .
Source : Gallica

Charles Salmon Notice sur les château, seigneurie et village de Boves… (1858)

Thomas de Marie eut trois fils : Enguerrand, seigneur de Coucy; Robert, seigneur de Boves et Anselme qui mourut jeune. Enguerrand eut en partage la terre de Coucy, qui dès lors ne fut plus jamais réunie à celle de Boves, il fut par conséquent la tige delà célèbre maison de Coucy dont on connaît la fière devise : Je ne suis roy, Ne prince aussi, Je suis le sire de Coucy.
Robert, seigneur, ou, pour parler plus exactement, sire de Boves, fit don de quatre muids de blé à l'abbaye de St.-Acheul-lez-Amiens, avant de partir pour la croisade en 1146.
Source : Gallica

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