Hendrik Conscience,
Le Lion de Flandre
(1838 (NL))
“ Vous, comte Robert, vous n’êtes plus en ce moment maître de votre vie ; si vous succombiez, l’armée de votre souverain se trouverait sans chef et serait exposée à se voir désorganisée et divisée : vous ne pouvez courir ce risque. Quant à vous, messire d’Arckel, je vous demande si vous doutez de la bravoure de monseigneur d’Artois ? — Nullement, répondit d’Arckel ; je reconnais monseigneur Robert pour un courageux et intrépide chevalier. — Vous l’entendez, monseigneur, reprit le roi de Mélinde, votre honneur n’est pas en jeu ; il ne vous reste qu’à venger l’insulte faite à la France. ”
