Hendrik Conscience,
Le Lion de Flandre
(1838 (NL))
“ Je suis ce Lion que tu aimes, ce père que tu appelles. — Vous, le Lion ? répondit Mathilde avec mépris, vous le Lion ? Ô calomniateur ! Non, le Lion parle flamand... N’entends-je pas que la langue de la reine Jeanne est dans votre bouche ? cette langue qui flatte et trahit. Le Lion est allé aussi, on lui disait : venez ! et une chaîne..., un cachot, une vaisselle d’or et du poison. Ô France ! France ! son sang !... et moi aussi, moi son enfant ; mais vous ne savez donc pas que la tombe est un refuge ? une âme près de Dieu, dans le ciel, ne peut être déshonorée ! ”
