L' Arioste, Roland furieux (1516)
“ Plus du tiers est mort ; Roland chasse le reste ; il taille, il fend, il transperce, il déchire ; les malheureux jettent pour fuir tout ce qui les embarrasse : les écus, les épées, les épieux, les serpes ; les uns se dispersent au loin, les autres courent le long du chemin ; d’autres se cachent dans les bois et dans les cavernes. Roland, sans pitié ce jour-là, ne veut pas en laisser échapper un seul vivant. Sur cent vingt, — c’est Turpin qui a fait le compte, — quatre-vingt-dix au moins périrent. À la fin, Roland revient vers Zerbin, dont le cœur tressaille d’impatience dans la poitrine. ”
