Francesco Berni, Roland l'amoureux , extrait de Matheo Maria Boyardo… (1822)
“ Le paladin sent éteindre son amour; il veut retourner près de Charlemagne; il s'égare dans la forêt; et la fatigue et la chaleur le forcent à descendre, à laisser paître Bayard, et a s'endormir à l'ombre. Angélique, qui s'est pareillement égarée, et qui sent battre son cœur par un sentiment dont elle est surprise, et qu'elle ne connaît point encore, rencontre Renaud endormi, le trouve charmant, et son jeune cœur ne peut résister au charme qui l'entraîne près de ce chevalier : plus elle le regarde, plus l'amour prend d'empire dans son ame; elle cueille des fleurs, elle les répand sur lui. ”
