L' Arioste, Roland furieux. Tome 2 (1838)
“ Cet affreux ennemi, dominant dans la place, Rodomont ne sait plus où tourner son audace ; Et puisqu'il voit son coeur révolté contre lui, De qui peut-il encor réclamer de l'appui? Jour et nuit le combat, jour et nuit le déchire Le Dieu qui pourrait seul apaiser son martyre. Rodomont, accablé du noir chagrin qu'il fuit, Navigue tout le jour et la suivante nuit. Il fait de vains efforts pour oublier l'outrage, Dont sa dame et son prince ont payé son courage ; Et ressent dans l'esquif la fureur de son mal, Non moins qu'il l'éprouvait, monté sur son cheval. ”
