Roland furieux

Définition et enjeux

L' Arioste Roland furieux. Tome 3 (1850)

Roland la reconnaît avec fureur ; il n'a plus un seul sentiment, un seul mouvement même, qui ne soit un effet de la haine et de la rage : il tire son épée, il met en pièces, et l'inscription funeste, et le rocher sur lequel elle est gravée.
Grotte malheureuse, où Médor et la tendre Angélique unirent tant de fois leurs lèvres et leurs âmes, tu n'attireras plus par ton ombre et par ta fraîcheur ; tu ne couvriras plus sous ta voûte rustique ni le pasteur ni son troupeau : et toi, fontaine si fraîche et si pure, tu ne seras point à l'abri des coups du furieux Roland.
Source : Gallica

L' Arioste Roland furieux. Tome 3 (1850)

Le quatrième jour, Roland se lève tout à coup ; il arrache ses armes : son casque, son bouclier, sont jetés loin de lui ; son haubert, ses habits sont déchirés ; les débris de tout ce qui le couvre sont en pièces, et semés au loin dans l'étendue de ce bois : ses derniers vêtements sont arrachés ; il reste tout nu, laissant voir sa poitrine velue et ce corps si nerveux : en un mot, il tombe dans les accès de la plus furieuse folie.
Source : Gallica

L' Arioste Roland furieux (1516)

Il avait tellement versé de larmes à bord du navire, qu’il aurait dû en avoir les yeux et les paupières brûlés. Traitant le ciel de cruel, les étoiles d’infâmes, il rugissait comme un lion qui a la fièvre. De ses mains impitoyables,il s’arrachait les cheveux, et déchirait sa poitrine rugueuse.
Au retour du paladin, les cris et les plaintes redoublent. Roland, s’étant approché du corps de Brandimart, reste un moment à le contempler sans prononcer une parole. Pâle comme le troène ou comme la molle acanthe cueillie au matin, il pousse un profond soupir.
Source : Wikisource

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