Pierre Conrad Masson, Les Sarrasins en France. Tome 1 (1815)
“ Les Sarrasins sous le fer de la France Tombent sans nombre, et pareils aux épis Qui, par la faulx du moissonneur avide, Sont renversés sur leurs chaumes flétris. Mais dans leurs rangs l'œil ne voit point de vide; Sans s'épuiserr ouvrant ses pavillons, Leur vaste camp vomit des bataillons. Le jour s'enfuit, la nuit répand son ombre, Et la valeur, enfin, succombe au nombre. Seul, assailli, pressé de toutes parts, Souillé de sang, de sueur tout humide, Mais plus terrible encor, plus intrépide, Martel au loin promène ses regards : Il voit plier, s'ébranler son armée ”
