Adrien Dauzats,
San Juan de Ulùa, ou Relation de l'expédition française au Mexique…
(1839)
“ Enfin nous voici partis.—Après six mois de séjour devant les affreux écueils de la Vera-Cruz et d'Anton-Lizardo, ce n'est pas sans joie que nous sentons notre frégate en mouvement, faisant usage de ses jambes ; nous humons avec plaisir le grand air du large et notre regard est heureux, en faisant le tour de l'horizon, de n'y plus rencontrer ni sables ni rescifs qui l'arrêtent. Nous voici de nouveau dans notre vie de marins : cheminant sur les solitudes des mers, attentifs au vent qui souffle ou qui va souffler, nos mâts chargés de voiles, et notre demeure se balançant. ”

