Justin Taylor, L'Égypte (1857)
“ La nature ne s'anime en Egypte, elle n'est vraiment belle que dans l'hiver. Alors la terre a revêtu sa robe de verdure. Fécondée par son hymen avec le fleuve, elle étale avec orgueil les fruits de son sein, ses beaux champs de riz, de maïs, de sésame et de doura, ses bois d'orangers et de citronniers, ses bouquets de dattiers et ses allées de sycomores. La même monotonie règne encore dans l'ensemble des lieux, mais il a perdu sa physionomie morne et infertile. Le soleil, moins ardent, fatigue moins la vue et agit avec moins de force de répercussion. ”
