Charles-Edmond Chojecki

Élements biographiques

Portrait de Charles-Edmond Chojecki Charles-Edmond Chojecki,  La maison J.-R. Cossemant (1893)

“ Marcel par complaisance plongeait ses regards dans le coffre.
— Un instant, dit-il, Girel n'a pas tout emporté, j'aperçois dans un coin une pièce de vingt francs.
— C'est, ma foi, vrai ! dit Cossemant. Le pendard laissait ainsi traîner des pièces d'or; il n'avait aucun ordre, pas d'ordre pour un liard!
— Une distraction de sa part; il ne faut pas lui en vouloir, murmura Marcel à Andrée, fier d'adresser à elle seule un trait d'esprit, à ce qu'il s'imaginait.
— Et dire, continua Cossemant, qu'il est des hommes qu'aucune révolte de la conscience, qu'aucune considération n'arrête.
”
Source : Gallica

Portrait de Charles-Edmond Chojecki Charles-Edmond Chojecki,  L'Égypte à l'Exposition universelle de 1867 (1867)

“ Le sphinx repose aussi sur le roc, mais tout autour l'eau du Nil le baigne et le caresse. On avait amené le Nil à ses pieds. L'eau tout de suite fait penser à la vie. On l'a donc voulu, lui, l'emblème de la vie, accroupi dans les mille bruits de l'eau, comme on a voulu la pyramide assise au seuil du désert et de son silence funèbre. Et il n'est pas une figure faite de lignes géométriques, élémentaires, abstraites, mortes; il est une figure de lion à tête d'homme : une âme humaine - dans un corps de lion, le courage intrépide et sûr du lion au service d'un homme. ”
Source : Gallica

Portrait de Charles-Edmond Chojecki Charles-Edmond Chojecki,  La maison J.-R. Cossemant (1893)

“ L'homme étendu et mort, suicidé.
— Sans qu'on ait jamais pu découvrir d'où lui était venu le poison, interrompt le fils.
— Sauvé de l'échafaud, sinon de l'opprobre ! Elle s'affaisse dans son fauteuil, se couvre des deux mains le visage, éclate en sanglots.
— Ah ! juste Dieu ! s'écria-t-elle, le malheur, la honte de toute ma vie !
Julien est foudroyé du coup. Un trait de lumière pénètre enfin en son esprit.
Il était temps. A quoi donc jusqu'ici avait-il songé, le malheureux ?
— Maman! dit-il, bouleversé à son tour, par pitié, que dis-tu, maman ?
”
Source : Gallica

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