Kordofan

Définition et enjeux

Léon de Wailly,  Curiosités philologiques, géographiques et ethnologiques (1855)

“ Le Kordofan est borné, au nord, par le désert de Dongola, et à l'ouest par le Darfour; au sud il n'a point de limites bien précises; il s'allonge ou se resserre, suivant le nombre plus ou moins grand de tribus nomades qui se décident à payer : tribut et à reconnaître l'autorité du vice-roi d'Egypte. Le Bahr-el-Abiad ou Nil-Blanc coupe le Kordofan dans sa partie orientale ”
Source : Gallica

M. G. Lejean,  Le Tour du monde

“ Lobeid n’a pas quarante ans de date comme ville ; elle ne remonte guère qu’à Mohammed-bey, le fameux defterdar gendre de Mehemet-Ali, conquérant du Kordofan vers 1820, et qui a trouvé moyen, après une dictature semée de barbaries dont l’histoire du monde offre heureusement peu d’exemples, de rester populaire au Kordofan. Il est vrai que dans ce pays d’injustices, il était juste ; mais par quels moyens ! ”
Source : Wikisource

Alfred Jacobs,  Voyage en Asie et en Afrique, d'après les récits des derniers voyageurs (1866)

“ Sous les successeurs du defterdar, les exactions sont demeurées les mêmes, mais l'oppression est moins sanguinaire. Le Kordofan est divisé en cinq districts qui sont placés chacun sous le commandement d'un officier délégué par le colonel, et qui agit en qualité de magistrat principal ; on l'appelle kasheff. Les caporaux qui l'aident dans l'administration, le Cophte qui sert de clerc, vivent aux dépens des habitants; ils exigent d'eux des cadeaux, ils prennent, pillent, confisquent à leur gré, et justifient partout ce proverbe oriental : Où le Turc met le pied, l'herbe tefane. ”
Source : Gallica

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