Eugène Hennebert

Élements biographiques

Eugène Hennebert,  Histoire de la défense de Paris en 1870-1871… (1872)

“ Mais ce qu'on n'avait jamais vu nulle part, c'est le spectacle odieux qu'offrit, au 4 septembre, Paris, la capitale de la France. C'est une secte féroce frappant la patrie au cœur, à l'heure même où l'étranger vient d'anéantir ses armées; c'est une bande de loups attirés par le sang et se ruant à la curée des entrailles d'un combattant couvert de blessures. ”
Source : Gallica

Eugène Hennebert,  Le bombardement de Paris par les Prussiens… (1872)

“ De là l'origine d'un commerce bizarre : on ne rencontra plus dans les rues que des marchands d'éclats d'obus. Le projectile entier, dégarni de sa charge de poudre, était exposé aux vitrines des armuriers et atteignait à des prix fabuleux. Après le bombardement, tous les morceaux de ferraille prussienne, tous les fragments du métal psychologique furent soigneusement ramassés, et l'on vit se développer une industrie d'un genre nouveau, c'est-à-dire confectionner en éclats d'obus une foule d'objets de curiosité qui surent trouver place sur les étagères des plus grands magasins du boulevard. ”
Source : Gallica

Eugène Hennebert,  Histoire de la défense de Paris en 1870-1871… (1872)

“ Les jours de combat, dès les premières décharges de mousqueterie, ils s'enfuyaient en criant, comme un vol de canards sauvages.
Nous entendons parler des gens de cœur, qui n'étaient point rares dans les rangs des bons bataillons : des Rochebrune, des Regnault, des Coriolis. Cette garde nationale se battait avec beaucoup d'héroïsme avec autant de courage que les troupes; mais à la guerre, cette vertu ne suffit pas. Dans leur inexpérience, nos braves gens arrivaient à la bataille tout courbés sous le poids des vivres et des appareils de campement, et tout mouvement leur devenait impossible.
”
Source : Gallica

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