Eugène Hennebert

Résumé

Eugène Hennebert Henri de L'Espée (1871)

Nous dirons seulement avec lui que toutes nos institutions militaires sont frappées d'une impuissance sénile ; qu'il faut, à tout prix, renoncer à notre indolence et détruire les abus qui nous rongent ; que la France va bientôt finir, si elle ne sait point se retremper aux sources vives où se puisent la vraie science, la vraie force et la vraie grandeur. C'en est fait de notre malheureux pays si chacun de nous ne peut élever son âme assez haut pour revenir aux vertus d'un autre âge, à ces vertus militaires que notre pauvre Henri de l'Espée mettait si simplement, si noblement en pratique.
Source : Gallica

Eugène Hennebert Henri de L'Espée (1871)

HENRI DE L'ESPÉE.
La guerre sans nom qui vient de nous désoler, au lendemain de l'invasion prussienne, laissera dans notre histoire une page tachée de sang et souillée de honte. Ce n'était point une guerre civile ordinaire, née d'une divergence de principes politiques ou d'idées religieuses, ni d'un besoin de réformes d'ordre déterminé; encore moins, des écarts d'un patriotisme en délire. C'était un nouvel épisode de la lutte fatale qu'entretient perpétuellement chez les hommes l'inégale répartition des biens. Les fondateurs de la Commune de Paris ne dessinent, en 1871, aucune idée originale
Source : Gallica

Eugène Hennebert Henri de L'Espée (1871)

Le général Javain reçut ainsi un coup de crosse à la hanche, et Henri de l'Espée fut renversé sur le revers d'un talus. Mal en advint au fuyard qui, dans sa course folle, avait pris sur le terrain la place de notre ami : un obus l'enleva par les reins et le jeta pantelant à dix pas de là. Ce n'était pas hélas! une mort de soldat que les desseins de Dieu réservaient à notre malheureux Henri.
Source : Gallica

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