Résumé

L. Simonin Un mois aux Remparts

Au-dessous de la citadelle et sous le feu des canons, c’est un véritable bouquet de villages, aujourd’hui presque tous vides ou occupés par l’ennemi. Voici, le long de la Seine, Suresnes, Puteaux, Courbevoie, Asnières, Argenteuil, Chatou, Le Pecq, puis, dans la plaine, Gennevilliers, Colombes, Nanterre, Rueil, La Malmaison, et tout cela vide d’habitans, ruiné, saccagé. Que de travaux n’a-t-il pas fallu, que de générations d’hommes pour préparer tant de belles choses qui sont devenues la proie du vainqueur !
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L. Simonin Un mois aux Remparts

Quand on veut faire le siège régulier d’une ville, d’une place quelconque, on commence autant que possible par l’investir entièrement, c’est-à-dire par en interrompre toutes les communications avec le dehors, de manière que la place assiégée ne puisse recevoir ni vivres, ni munitions, ni secours, ni nouvelles d’aucune sorte : c’est ce que les Prussiens viennent de faire si résolument autour de Paris.
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L. Simonin Un mois aux Remparts

Maître de ce fort, l’ennemi pourrait bombarder la capitale, et s’il avait ses canons Krupp, qui portent à 8 kilomètres, il lancerait jusque sur la place Vendôme ses boulets et ses obus. La Seine, au pied du Mont-Valérien, forme cependant une ligne de fortification naturelle : c’est un vaste et profond fossé rempli d’eau, et entre Saint-Ouen et Auteuil l’ennemi ne pourrait passer le fleuve, pour venir battre à l’ouest notre ligne continue des remparts, que sous le feu concentrique de nos canons.
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