Résumé

A. Deloffre Relation du bombardement de la ville de Landrecies (1871)

Pendant que la batterie prussienne envoie la mort et la destruction, des artilleurs de la mobile courent en ville chercher une pince et un marteau afin d'enfoncer les portes de la poudrière, dont les clefs sont égarées. Impossible de rien trouver dans le désordre qui règne en ville. Les habitants, surpris, errent dans les rues, exposés à un feu épouvantable. Les femmes et les enfants se sauvent dans les casemates et les souterrains de la ville et de la ville basse, bravant les obus qui tombent autour d'eux.
Source : Gallica

A. Deloffre Relation du bombardement de la ville de Landrecies (1871)

La tour de l'ancienne poudrière et l'arsenal sont criblés de boulets. La nouvelle poudrière était recouverte de terre et d'un épais blindage qui la mettaient à l'épreuve de la bombe. Si elle eût éclaté, la ville entière sautait. Ce malheur pouvait arriver; le paratonnerre qui surmonte ce bâtiment servait de point de mire aux ennemis.
Un grand nombre de projectiles atteignent l'église, perçent la toiture et la voûte de la nef principale. Un obus pénètre dans l'intérieur de l'édifice, traverse le buffet d'orgues, fracasse un lustre, et va se loger sur le maître-autel
sans éclater.
Source : Gallica

A. Deloffre Relation du bombardement de la ville de Landrecies (1871)

« J'ai recu ordre de défendre votre ville jusqu'à la dernière extrémité, répondit le commandant. Nous irons tous aux remparts, lorsque les ennemis auront fait une brèche. Au surplus, le général Faidherbe sera demain sous les murs de votre ville avec une armée de secours. »
Le lendemain, les éclaireurs ne virent rien venir. L'armée du Nord, retirée dans les autres places fortes, continuait à se reformer, et Landrecies restait exposée sans secours à une nouvelle attaque et à un siége régulier.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature