Résumé

Blocus et bombardements de Verdun (1871)

On était bien décidé à se défendre jusqu'à la dernière extrémité : les troupes de la garnison et la population rivalisaient de zèle pour réparer les dégâts faits à la ville et aux remparts. Les matériaux nécessaires manquaient, on tâchait d'y suppléer de son mieux. On retrouvait de tous côtés une quantité prodigieuse de bombes et d'obus qui n'avaient pas fait explosion. Si l'ennemi avait su se servir des projectiles français de Sedan et de Toul qu'il nous avait lancés, notre ville n'eût été, après ce terrible bombardement, qu'un amas de cendres et de décombres.
Source : Gallica

Blocus et bombardements de Verdun (1871)

Si l'ennemi avait su dans quel état était la place, il aurait pu y entrer la nuit sans coup férir. La Meuse était presque à sec en aval de la ville, et le pont Chaussée sans défense. On se mit alors à l'œuvre : on fortifia à la hâte le pont; les mobiles firent semblant de travailler aux talus des remparts; artilleurs et gardes nationaux, tous la pioche et la pelle en main, traînant la brouette, élevant des terrassements, des traverses, etc., etc., firent ce que le génie militaire aurait dû faire et qui ne l'était pas.
Source : Gallica

Blocus et bombardements de Verdun (1871)

Général, je profite de cette lettre pour vous exprimer le sentiment qui pénètre chez moi sur la manière dont vous avez attaqué la ville de Verdun ; j'avais pensé jusqu'à ce jour que la guerre entre la Prusse et la France devait être un duel entre les deux armées, et j étais loin de m'imaginer que des habitants inolfensifs, des femmes et des enfants, verraient leur fortune et leur vie si injustement engagées dans la lutte.
Source : Gallica

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