Résumé

Félix de Salles Lettres sur le bombardement de Strasbourg en 1870 (1870)

La ville de Kehl est en feu, du Rhin à l'église : la citadelle, en répondant à l'ennemi, a incendié les maisons qui abritaient ses batteries.
La caserne Saint-Nicolas, située au faubourg National, est criblée de boulets; un seul homme est blessé. Nous ne répondons qu'à coup sûr : le général Uhrich a donné l'ordre exprès de ne pas dépenser inutilement une charge de poudre. La citadelle est en butte à un bombardement furieux. L'esplanade est semée d'obus fichés en terre comme des pieux. Au bruit des projectiles se mêlent dans un roulement incessant les notes sonores de nos canons.
Source : Gallica

Félix de Salles Lettres sur le bombardement de Strasbourg en 1870 (1870)

Quand on n'a que du canon pour protéger une ville contre un bombardement, et que l'ennemi a pour objectif cette ville tout entière, sur laquelle il lance ses projectiles en éventail et à toute volée, tandis qu'il fi'offre à nos meilleurs pointeurs que
l'orifice étroit de ses pièces, abritées derrière d'épais épaulements ou de solides blindages, il ne reste aux hommes de cœur qu'à s'incliner, se résigner, et attendre avec calme la ruine ou la mort.
Source : Gallica

Félix de Salles Lettres sur le bombardement de Strasbourg en 1870 (1870)

L'incendie se propage avec une effrayante rapidité à toute la charpente qui recouvre la voûte. Les obus pleuvent autour de nous ; la petite maison du gardien en est trouée en trois endroits; la flèche est endommagée. Après une heure de travail, manquant d'eau, nous abandonnons le feu à lui-même.
En jetant les yeux autour de nous, nous n'apercevons qu'une vaste mer de feu. La
gare, l'hôpital civil, l'arsenal et un grand nombre de maisons du faubourg de Saverne
de Pierre, du faubourg National, et d'autres encore, sont la proie des flammes.
Source : Gallica

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