Auguste Eschenauer

Résumé

Auguste Eschenauer Le bombardement de Strasbourg… (1870)

J'aime mieux, pour mon compte, celui de tant d'hommes de bien ; de savants, d'humanistes, de pédagogues, d'industriels, d'administrateurs habiles, qui furent des intermédiaires providentiels entre deux grands peuples faits pour se comprendre , se compléter et s'entr'aider, et non pour se jalouser et s'entre-dévorer. Par sa situation géographique, comme par la nature de son esprit, par son tempérament, son idiosyncrasie, l'Alsace peut d'ailleurs, dans les moments difficiles, être considérée comme un tampon salutaire pour amortir les chocs entre la France et l'Allemagne.
Source : Gallica

Auguste Eschenauer Le bombardement de Strasbourg… (1870)

Et vous, qui pouvez exercer quelque influence sur les destinées des peuples, vous qui attisez froidement, si je puis dire, par ambition, le feu des haines nationales, vous qui pouvez parler de la guerre d'un coeur léger, souffrez, S. v. P., que nous vous proposions, nous tous, instruits des causes et des horreurs de la guerre un but, un aliment naturel et légitime à votre ardeur belliqueuse; dressez vos batteries contre le mal sous toutes ses formes en vous et hors de vous ; courez sus à l'ignorance, au fanatisme, à la sottise
Source : Gallica

Auguste Eschenauer Le bombardement de Strasbourg… (1870)

Non : on l'est toujours un peu, en pareille occurrence, et je ne vous souhaite pas d'en faire l'épreuve: mais on se fait à tout, même aux obus. Je sortais , jour par jour et à toute heure, comme beaucoup d'autres, sous l'impulsion du devoir; et quand un projectile s'avisait de s'approcher trop près de moi, j'avais sur la langue de lui dire : Que me veux-tu ? Je l'aurais méprisé du fond du coeur , si je ne m'étais rappelé qu'il pouvait trancher les jours d'un frère et appeler une âme immortelle à comparaître devant Dieu.
Source : Gallica

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