Résumé

Strasbourg : journal des mois d'août et septembre 1870… (1874)

Le 26 août, vers les six heures du soir, la ville de Strasbourg présenta le spectacle d'une ville entière prise de folie : Tout d'un coup, malgré le bombardement, les rues se remplissent et les habitants, les larmes aux yeux, courent, s'appellent, s'interrogent. On se serre la main, on s'embrasse : « Eh bien! nous l'avions bien dit, la France ne pouvait pas nous abandonner ainsi. Ah! les voilà, il est temps! il paraît qu'ils sont soixante mille! Mais pourquoi n'ouvre-t-on pas les portes? Il faut aller à leur rencontre! « D'autres disent » : Vous n'avez pas entendu le combat!
Source : Gallica

Strasbourg : journal des mois d'août et septembre 1870… (1874)

A quoi sert un ministre de la guerre, à quoi sert un ministre de l'intérieur ou un ministre de l'instruction publique, chargé de la haute surveillance du Journal officiel, si ces éminents fonctionnaires ne lisent pas des documents aussi graves, aussi délicats, et en même temps aussi brefs, que les avis du conseil d'enquête, avant de les livrer à l'impression, ou si, les ayant lus, ils n'ont point assez de présence d'esprit pour apprécier et calculer l'effet déplorable que produira une phrase du genre de celle que l'avis d'enquête applique à la population de Strasbourg?
Source : Gallica

Strasbourg : journal des mois d'août et septembre 1870… (1874)

A l'époque où Strasbourg était ville libre et république indépendante, elle entretenait les rapports les plus intimes avec les cantons helvétiques. Le même esprit animait au demeurant les deux populations, et, bien mieux encore qu'avec les habitants du Palatinat et des bords du Rhin, les Strasbourgeois se sentaient apparentés alors avec les républicains de Bâle, de Zurich, de Berne. La similitude des institutions politiques créait une similitude de pensées et de mœurs bien plus encore que la communauté de langue et de religion.
Source : Gallica

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