Jean Baptiste Émile Henri Camille Malartic

Résumé

Jean Baptiste Émile Henri Camille Malartic Le siège de Strasbourg pendant la campagne de 1870 (1871)

Je m'embarquai avec le tout à Kehl pour Bàle et la Suisse. C'est pendant ces derniers jours que j'ai vu les ouvrages de l'ennemi encore debout, la brèche que l'on commençait à réparer, les environs de la ville dévastés.
Sur toute l'étendue des zones il ne restait plus ni maisons, ni clôtures, ni arbres, ni jardins. Les troncs des arbres, coupés à deux ou trois mètres du sol, ressemblaient à des gibets. C'était la plus complète désolation qu'il fût possible de voir. M. de Bussière était revenu à la Robertsau avec son gendre et sa fille, le comte et la comtesse de Pourtalès.
Source : Gallica

Jean Baptiste Émile Henri Camille Malartic Le siège de Strasbourg pendant la campagne de 1870 (1871)

A Strasbourg, il n'y avait encore que 25 à 30,000 hommes réunis. Ils campaient sur les glacis, au polygone, sur tous les abords de la ville. Ces bivouacs offraient un spectacle pittoresque et excitaient la curiosité : on admirait surtout, ceux des zouaves et des turcos. Les derniers frappaient par leur tenue grave et digne. C'est à tort qu'on les a représentas comme des sauvages féroces.
Source : Gallica

Jean Baptiste Émile Henri Camille Malartic Le siège de Strasbourg pendant la campagne de 1870 (1871)

« Si la France nous abandonne malgré notre dévouement et nos sacrifices, une fois incorporés à l'Allemagne, nous nous attacherons à notre nouvelle patrie et nous oublierons la France à notre tour. »
C'est méconnaître les sacrifices que nous avons faits nous-mêmes en faveur de l'Alsace. Il est certain que si au commencement d'octobre on avait voulu faire la paix au prix de sa cession, on l'eût pu, et l'indemnité de guerre eût été bien moins forte.
Source : Gallica

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